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Sur le chemin des moines


Archéologia n°464 mars 2009


Chère Amie, cher Ami,

Lors de notre assemblée générale du 6 mars, Monsieur Rauwel nous avait indiqué que l’on pouvait lire un très bel article de M. Christian Vernou (Conservateur en chef du musée archéologique) dans la revue mensuelle « Archéologia », sur « la tête d’ange » trouvée à l’abbaye et exposée actuellement au musée archéologique de Dijon.
Nous nous sommes procurés cette revue et voici, en pièce jointe, copie de ce très bel article.
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A toutes fins utiles, pour celles et ceux qui souhaiteraient se procurer cette revue, en voici les références : Archéologia n°464 de mars 2009 – rubrique « sculptures médiévales en Bourgogne » – collections du musée archéologique de Dijon – pages 33 et 41

The Canon Jean Marilier


Jean Marilier (1920-1991) author of this in depth study on St. Vivant, was the Vice Dean of the Chapter of St. Benigne Cathedral in Dijon, as well as resident member of the Dijon Academy of Science, Art, and Literature, and curator of Works of Art and Antiques for the Cote d’Or Region. His many accomplishments include the founding of the Dijon Museum of Sacred Art, in Dijon. A professor and an historian he published numerous essays on the origins of the Abbeys of Flavigny and Citeaux, as well as the Diocese of Langres. In addition, he is the author of the History of the Catholic Church in Burgundy, published in 1991 Historical advisor to the Friends of Vergy, he authored several of “Cahiers de Vergy,” works that have greatly enriched Burgundian history. This publication is dedicated to his memory.

Jean-François Bazin

La Romanée Saint-Vivant


Le monastère de Saint Vivant occupe une place importante dans l’histoire de la vigne et du vin. Il en est de même du chapitre collégial de Saint-Denis, à quelques centaines de mètres du monastère sur la colline de Vergy : il est notamment à l’origine du Clos Saint-Denis à Morey Saint-Denis.

Saint Vivant reçoit du duc de Bourgogne Hugues ||, le 13 novembre 1131, les biens qu’il possédait dans toute la terre inculte de Flagey et de Vosne, en bois et en champs. S’agit-il de la confirmation des donations antérieures de Manassès et d’Ermengeard ? Peut-être. Ce finage semble être resté auparavant dans un état d’abandon. Au nord, l’expansion des communautés religieuses ne dépasse guère Gevrey-Chambertin. L’abbaye de Cîteaux est fondée en 1098 et elle prend pied aussitôt dans la Côte (le futur Clos de Vougeot en particulier). Il est probable que Cluny souhaite affirmer sa présence face à cette vague conquérante.

L’histoire de Saint Vivant sera liée pendant quelque 650 ans à celle du vignoble de Vosne-Romanée, à celle de ses terroirs et de ses crus, à celle du pinot noir. Ce domaine demeure assez stable en superficie au fil du temps et les acquisitions ou échanges seront peu nombreux après 113 1. Il existe ici la maison du prieur, des installations viti-vinicoles-cuverie et caves, le vendangeoir qui subsiste aujourd’hui encore rue du Temps perdu – auprès des  » Cloux de Saint Vivant  » (Cloux signifiant Clos, mais ce concept signifie en Bourgogne et au Moyen Age une entité foncière qui n’est pas nécessairement ceinte de murs).

On sait qu’au début du XVI’ siècle Saint Vivant possède ici, outre quelques pièces de vigne éparses sur Vosne et Flagey, le Clos des Neuf Journaux, le Clos du Moytan (cinq journaux), le Clos des Quatre journaux et le Clos des Cinq journaux. Le journal est une unité de superficie (34 ares environ).Le Clos des Cinq journaux, cédé en 1584, deviendra La Romanée-Conti.

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La Romanée de Saint Vivant (ce nom apparaît pour la première fois en 1765, mais était d’usage sans doute courant depuis longtemps) forme une seule pièce de dix-huit journaux (les anciens Clos du Moytan, des Neuf Journaux et des Quatre journaux) vendue par la Nation (les  » Biens nationaux « ) le 22 janvier 1791 à Nicolas Joseph Marey, conventionnel nuiton et gendre de Gaspard Monge. Le Clos des Quatre journaux sera acquis en 1898 par la famille Latour. D’autres divisions ont lieu mais La Romanée Saint Vivant conserve son unité de grand cru. Monopole Marey-Monge jusqu’en 1898, elle appartient de nos jours à une douzaine de domaines bourguignons, sur 9 ha 43 a 74 ca, dont 5 ha 28 a 58 ca ainsi que le vendangeoir appartiennent au Domaine de la Romanée-Conti, pour une production totale de 35.000 à 40.000 bouteilles par an.
Le monastère de Saint Vivant valorisait sa Romanée que l’on trouve citée aux côtés des Chambertin, Richebourg et Clos de Vougeot sur le livre de cave de Louis XVI à la fin du XVIlI° siècle. En revanche, l’anecdote de ce vin prescrit par Fagon à Louis XIV est dépourvue de fondement historique.
Saint Vivant possédait d’autres vignes, notamment dans les Hautes Côtes, les vinifiant au monastère qui disposait d’un pressoir et de vastes caves.

Ces caves du monastère à Vergy ont encore servi au XII siècle, malgré l’abandon des bâtiments. La Maison Liger-Belair y élevait ses vins, estimant qu’ils vieillissaient en paix sur la colline plutôt qu’à Nuits-Saint-Georges dans le bruit incessant des… voitures tirées alors par des chevaux, On a recueilli les souvenirs d’un vieux vigneron de Bévy, Emile Devedeux né en 1888. Mon grand-père, disait-il, était le jardinier des moines de Saint Vivant.

Quand ils sont partis, à la Révolution, ils lui ont dit Tiens, si on ne revient pas, tout cela est à toi. Mais d’autres sont venus et on a tout vendu..
Jean Marilier(Extrait)

L'Antiphonaire de Saint-Vivant en Amous


(Du grec antiphônos, qui répond). Livre liturgique de chant, pour l’office ou pour la messe (graduel), avec les antiennes et les repons.

Manuscrit du XIII° siècle:Bibliothèque municipale de Dôle.

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Une chasuble du XIII° siècle


Le Musée de Cluny, à Paris, conserve l’orfroi d’une chasuble provenant de Saint Vivant, par acquisition faite en 1852 de la collection du Dijonnais Baudot.
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Un château et trois églises


Dès le milieu du XIX° siècle, le mont de Vergy où les hommes ne vivent plus depuis déjà longtemps devient un site romantique où l’on se promène parmi les vestiges de cette histoire.

Celle-ci est née au début de notre ère. Vergy signifie peut-être Domaine de Viridios, du nom d’un Gaulois romanisé. Des armes de l’époque romaine, des témoignages de la civilisation gallo-romaine illustrent ce passé. Plus tard, les Burgondes et les Francs s’établissent sur ce sol. Leurs morts étaient déjà enterrés à l’emplacement du cimetière actuel, sur la pente Nord du mont : vers 1900, on a trouvé là des sarcophages et des ornements de bronze, les uns du début du VI’ siècle, d’autres posté, rieurs à la conquête franque. Ce cimetière est christianisé au VII° siècle par l’implantation d’une église dédiée à saint Saturnin, martyr de Toulouse, œuvre probable de la famille de saint Léger, évêque d’Autun, dont le frère saint Guérin, comte de Paris et de Poitiers est lapidé en 674 sur le mont de Vergy, par ordre d’Ebroïn, Maire du Palais. Sans doute existe-t-il alors en cet endroit une forteresse qu’occupe au IX° siècle Manassès l’Ancien, comte de Chalon, de Langres et de Beaune, fondateur du monastère de Saint Vivant.
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La maison de Vergy


La maison de Vergy est l’une des plus vieilles familles nobles françaises, connue depuis le IXe siècle (voire le VIIe)

Le château de Vergy, réputé imprenable, était situé sur un éperon rocheux près de Beaune, en Bourgogne (communes actuelles de Reulle-Vergy, L’Étang-Vergy et Curtil-Vergy). La première implantation d’une forteresse sur ce lieu daterait de l’époque romaine. Rasé en 1609, il n’en reste que peu de traces.

Première maison de Vergy (IXe-IXe siècles)
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Une pyxide du VI° siècle


On découvrit aussi dans ce caveau un os gravé de 84 millimètres de haut et de 45 de diamètre extérieur. Gravé au ciseau à partir de chacune de ses extrémités, il présente à l’intérieur de sa partie inférieure une rainure de 8 millimètres dans laquelle s’adaptait un fond. Vers l’extrémité supérieure, les parois s’amenuisent graduellement sur 25 millimètres, ce qui permettait d’y insérer un bouchon en tronc de cône inversé muni sans doute d’un bouton de préhension.

On obtint ainsi un étui cylindrique. Plutôt que d’une pyxide, on a ainsi une boîte à onguent ou à parfum. C’est du moins une hypothèse.
L’intérêt vient de son décor : la partie supérieure est ajourée de deux rangs, d’un motif en forme de clochettes festonnées. Le corps présente, entre deux bandeaux, un motif de 63 millimètres de largeur, très finement gravé. Les sujets sont en relief, à peine perceptible, les fonds ayant été enlevés et probablement ensuite colorés. La scène gravée représente une chasse au lion en forêt : le lion dressé fait face à un chasseur qui lui présente un épieu sous la gorge ; un autre chasseur, à l’arrière, enfonce son épieu dans l’échine du lion, tandis qu’un chien attaque le fauve au ventre, Chacun des personnages porte une tunique courte nouée à la ceinture. Une bande d’étoffe passe sur les épaules, et chez le second chasseur, flotte sous les bras.

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Un intéressant récit!


transmis par Mme Joëlle Hudelot, de la municipalité de Gevrey-Chambertin,

De la main de James VIOLLE (1876-1946)
Récit de deux promenades
faites au départ de FIXIN
L’une en 1889 à la Butte de VERGY,
et aux ruines de SAINT VIVANT,
l’autre en septembre 1890 au château de MONTCULOT
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