Le livre

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Curieusement, l’un des plus anciens et des plus riches monastères de Bourgogne, Saint-Vivant de Vergy, n’a, jusqu’à une date récente, guère attiré les historiens. La brochure – exceptionnellement documentée et maîtrisée – du regretté chanoine Marilier demeurait depuis 1977 la référence obligée

C’est le constat d’une certaine effervescence autour du prieuré de l’Arrière-Côte, qui a fait naître, un quart de siècle après, l’idée d’un ouvrage de synthèse. Le point de départ est à chercher dans le rachat des ruines de Saint-Vivant par une dynamique association, en 1996. À ce moment ont commencé des travaux de protection, de consolidation et de mise en valeur du site, qui sont aujourd’hui en voie d’achèvement. Les vestiges modernes ont ainsi, par la force des choses, été mieux étudiés et mieux compris. Les propriétaires et l’architecte en charge du chantier ont souhaité profiter de ces travaux pour lancer quelques sondages archéologiques, naturellement confiés au CEM : nouvelle occasion de progresser dans la connaissance des bâtiments

Aux archives du sol, l’association « L’abbaye de Saint-Vivant » a tenu à joindre les archives de papier : mission a été confiée à Romuald Pinguet de dépouiller et d’inventorier le vaste fonds 21 H des archives de la Côte-d’Or, superficiellement égratigné par les érudits antérieurs, un répertoire a pu être établi. Par un très heureux hasard, cela a coïncidé avec la recherche doctorale de R. Pinguet, précisément centrée sur les domaines ecclésiastiques de cette région. Il y avait là un faisceau d’enquêtes convergentes, dont il eût été dommage de ne pas tirer parti.