Archive for March 2003

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Le monastère du XVIII° siécle Les projets


Ces lieux réguliers, maintes fois transformés et subdivisés en appartements quand on passa de la vie communautaire à un genre d’existence canonial, très mal entretenus au XVII’ siècle par la négligence de certains prieurs commendataires, restaurés toutefois par l’abbé Jacques Dufaure Ferrier (1678 1725) et son neveu Paul Ferrieu du Terrail, n’étaient plus au goût des religieux, au milieu du XVIII’ siècle. Ceux ci n’étaient pas nombreux : quatre seulement en 1678, ils étaient pourtant sept, puis neuf au siècle suivant, assez pour que la maison ne fût pas fermée à la suite des décisions de l’Assemblée du Clergé de 1761. Retenons ce nombre ; il est éloquent en considération de ce qui va suivre…

Le prieur commendataire, Jean Bonnafous du Terrail (1742 1790) ne souhaitait faire que des réparations, que propose le rapport de la visite des lieux en 1762 faite par Emiland Gauthey, sous ingénieur de la province de Bourgogne et Pierre Lacroix, architecte à Chalon. Les religieux, soutenus par le prieur claustral, le Dijonnais dom Godard, voulaient un monastère neuf, au goût du jour.

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Le prieur commendataire capitula t il ? On ne sait rien de ce qui se passa alors. Toujours est il que le 1er juillet 1764, l’architecte Vanot présenta deux projets. Lion, grandiose, proposait de reconstruire le monastère dans un nouvel emplacement ; la chose était nécessaire car le futur bâtiment déployait sur 60 mètres, de part et d’autre d’une église à chevet arrondi, deux ailes à étage, terminées chacune par un pavillon. L’autre projet, moins ambitieux, essayait de s’accommoder de l’emplacement antérieur, en conservant l’église. Il devait s’édifier à un niveau plus bas que l’ancien monastère, puisque son premier étage était de plain pied avec l’église. Ce projet ne fut pas réalisé, non plus que l’autre. Nous en connaissons le plan du premier étage et celui des caves, sous l’aile méridionale. Il comprenait à l’est un grand corps de logis une aile en retour était accolée à l’église, tandis qu’une autre aile lui faisait pendant au sud une galerie les reliait à leur extrémité occidentale en fermant la cour d’honneur ; une première cour desservait les communs.
Un troisième projet, dont nous n’avons pas les plans, proposait un véritable château déjà dans le style Louis XVI. L’élévation de la façade orientale et une coupe du bâtiment sont conservés à la Bibliothèque municipale de Dijon ; ils sont anonymes. Finalement, on s’arrêta sagement à un quatrième projet moins ambitieux, mais encore considérable, si l’on songe que le nombre de religieux diminuait sans cesse. Il fut l’œuvre de l’architecte Jean Antoine Caristie (1719,1770), qui en donna les plans en 1765 et passa contrat cette année là, le 28 décembre, avec le prieur commendataire et grand doyen, jean Bonnafous du Terrail et les dignitaires du monastère.
Il fut réalisé par le prieur claustral, le Dijonnais dom Godard, à partir de 1772, si l’on s’en dent aux indications de Courtépée. Le monastère ancien fut démoli complètement, église comprise ; les caves furent enlevées jusque dans leurs fondements. Un nouvel emplacement fut tracé ; raccourci au nord de toute la largeur de l’église, avancé au midi à l’alignement de la terrasse du jardin oriental, c’est à dire sur l’aplomb du scriptorium médiéval. Il mesurait 47 m. sur 41.
Au sud, on construisit avec des matériaux neufs et des pierres de l’ancien monastère deux étages de caves voûtées d’arêtes ; elles subsistent encore aujourd’hui. Celle du bas, longue de 34 m., correspond à la longueur de la cour intérieure. Sur le plan donné par Caristie, elle était suivie à l’est par une travée destinée à loger le pressoir. Celle d’en haut, aujourd’hui presque totalement effondrée occupait toute la longueur du bâtiment. Elle se continue en retour d’angle vers le nord par un couloir qui desservait une autre suite de caves.
Le plan complet, prévu en 1765, n’a jamais été entièrement exécuté. Il aurait dû comprendre quatre corps de bâtiments à un étage et greniers disposés autour d’une cour carrée. Au nord, l’église dont les ruines sont partiellement debout de nos jours, était un long espace rectangulaire arrondi aux deux extrémités, avec un petit caveau funéraire au centre. L’autel majeur était entouré des stalles des moines, à l’est ; deux autres petits autels s’alignaient le long des murs latéraux, ceux ci étaient décorés en stuc en deux bandeaux superposés, se style Louis XVI.

 

Quelques fenêtres rectangulaires s’ouvraient dans le bandeau supérieur, sous une cor niche. L’église était complétée à l’est par une sacristie surmontée d’un appartement au premier étage, sans doute une infirmerie d’où le malade pouvait suivre les offices par une tribune qui dominait le maître autel et qui s’ouvrait sur cet appartement. Le corps de logis qui faisait face à l’orient était orné de deux décrochements de la façade à ses extrémités, correspondant aux pignons des deux ailes nord et sud. Un grand escalier à volées droites en occupait le centre. Au rez de chaussée régnaient les services de la bouche : cuisine, office, procure, magasin et bûcher. Le premier étage comptait cinq appartements, Composés chacun d’une entrée, d’une chambre avec alcôve, d’un cabinet et d’une garde robe. Tous s’ouvraient, comme les services du rez de chaussée sur un grand couloir qui longeait la cour intérieure. Au midi, au dessus des grandes caves, on trouvait d’abord la salle à manger, puis un grand salon et un appartement, tandis que le premier étage avait une chambre pour domestique, composée seulement d’une chambre et d’un cabinet, sans alcôve ni garde robe, une salle de billard et encore un appartement. L’aile prévue du côté du couchant, et qui fermait le carré, n’a jamais été construite. Elle aurait dû abriter la résidence du prieur commendataire, avec cuisine particulière au sous sol et des chambres de réception.
En 1790, ce côté était fermé par une grille seulement. Nous ne savons pas si l’on construisit les communs et les divers bâtiments à l’entour de la cour aux foins, entre l’entrée principale et le monastère proprement dit. Il parait bien que le manque de ressources ait fait abandonner cette partie du projet primitif
De toute cette reconstruction, il ne reste plus que les deux étages de caves, dont l’accès est très dangereux, les caves de t’aile orientale et une grande partie des murs de l’église, tels qu’ils étaient encore il y a une centaine d’années. Les revenus (8.565 livres en 1742) étaient importants, sans être considérables, la communauté réduite et le prieur commendataire sans doute conciliant. Aussi les travaux furent menés rondement, sans toutefois qu’on ait achevé l’aménagement des abords avant la suppression de la communauté de Saint Vivant par arrêt du Conseil du Roi le 27 mars 1788. Puis survenait le 19 mars 1789, alors que quelques religieux habitaient encore le monastère, la sécularisation des maisons de L’observance de Cluny. A cette date, il ne semble rester que le prieur claustral, dom Jean Baptiste Trémolet et deux moines, Denis Marillet et François Admiral ; tous trois ont leur appartement à Saint Vivant, Ils en seront expulsés en juillet 1790.
Réserve fait des biens sous scellés de ces personnes, la vente des biens du ci devant monastère fut opérée en 1796. La visite estimative des lieux, du 25 messidor an IV (12 juillet 1796) révèle des bâtiments en bon état, sauf les faîtières des toits et l’église, menacée d’une ruine assez prochaine. On estima le tout pour une valeur de 3.500 francs, monnaie de 1790 ; ce qui est peu…
Avec les édifices on vendit le pressoir et quatorze cuves, d’une contenance totale de deux cents pièces, soit 45.600 litres (ce qui est beaucoup ! … ), les cintres qui avaient servi à la confection des voûtes des caves, de la vieille tuile creuse, de la chaux, 860 pieds courants (286 m) de marres (de quoi poser un certain nombre de muids … ) et 24 toises de pierre mureuse, soit près d’une centaine de mètres cubes. Ces matériaux étaient peut être destinés à compléter les constructions ; ils pouvaient aussi être les restes de l’ancien monastère.
L’acquéreur du monastère et des jardins fut Antoine Mollerat, maître de forges à Pellerey. Il fit bientôt démolir les parties bâties, sauf l’église ; la charpente alla recouvrir un de ses bâtiments à Pellerey ; la grille en fer qui fermait la cour se retrouve au château de Villars Fontaine ; l’horloge acquise à la fin du XVII° siècle et placée sur le pignon du transept sud, ou peut-être celle qui lui a succédé, fut emportée à Premeaux, et, dit Theuriet à qui j’emprunte ces détails, les balustrades, les colonnes, les consoles sculptées se rencontrent un peu partout… Peut être pourrait on, en cherchant bien, en retrouver quelques unes.
Seuls les murs de l’église et les caves demeuraient quand Félix Marey, de Nuits, rachète Saint Vivant en 1828 ; il revend le tout en 1854 à l’architecte Saint Père, qui avait son château à L’ Etang Vergy.
Les vestiges de l’ancien monastère ont été longtemps la propriété de la famille Saint Père à l’Etang Vergy et à Paris où elle possédait notamment le Théâtre du Vieux Colombier : ces architectes ont beaucoup construit en Bourgogne au XIX’ siècle. A la mort de Mme SaintPère, Groupama acquit ces vestiges en pensant les remettre à l’association des Amis de Vergy. Le projet ne se réalisa pas, et M. Daniel Bergdoll les acheta en 1985, tentant d’y recréer une activité viti vinicole qui n’eut pas de suite. Une mesure de protection au titre des monuments historiques intervint en 1992, en raison des menaces pesant sur le site. En 1996, le Domaine de la Romanée Conti en fit l’acquisition afin de préserver ce patrimoine.

Un château et trois églises


Dès le milieu du XIX° siècle, le mont de Vergy où les hommes ne vivent plus depuis déjà longtemps devient un site romantique où l’on se promène parmi les vestiges de cette histoire.

Celle-ci est née au début de notre ère. Vergy signifie peut-être Domaine de Viridios, du nom d’un Gaulois romanisé. Des armes de l’époque romaine, des témoignages de la civilisation gallo-romaine illustrent ce passé. Plus tard, les Burgondes et les Francs s’établissent sur ce sol. Leurs morts étaient déjà enterrés à l’emplacement du cimetière actuel, sur la pente Nord du mont : vers 1900, on a trouvé là des sarcophages et des ornements de bronze, les uns du début du VI’ siècle, d’autres posté, rieurs à la conquête franque. Ce cimetière est christianisé au VII° siècle par l’implantation d’une église dédiée à saint Saturnin, martyr de Toulouse, œuvre probable de la famille de saint Léger, évêque d’Autun, dont le frère saint Guérin, comte de Paris et de Poitiers est lapidé en 674 sur le mont de Vergy, par ordre d’Ebroïn, Maire du Palais. Sans doute existe-t-il alors en cet endroit une forteresse qu’occupe au IX° siècle Manassès l’Ancien, comte de Chalon, de Langres et de Beaune, fondateur du monastère de Saint Vivant.
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La maison de Vergy


La maison de Vergy est l’une des plus vieilles familles nobles françaises, connue depuis le IXe siècle (voire le VIIe)

Le château de Vergy, réputé imprenable, était situé sur un éperon rocheux près de Beaune, en Bourgogne (communes actuelles de Reulle-Vergy, L’Étang-Vergy et Curtil-Vergy). La première implantation d’une forteresse sur ce lieu daterait de l’époque romaine. Rasé en 1609, il n’en reste que peu de traces.

Première maison de Vergy (IXe-IXe siècles)
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Une pyxide du VI° siècle


On découvrit aussi dans ce caveau un os gravé de 84 millimètres de haut et de 45 de diamètre extérieur. Gravé au ciseau à partir de chacune de ses extrémités, il présente à l’intérieur de sa partie inférieure une rainure de 8 millimètres dans laquelle s’adaptait un fond. Vers l’extrémité supérieure, les parois s’amenuisent graduellement sur 25 millimètres, ce qui permettait d’y insérer un bouchon en tronc de cône inversé muni sans doute d’un bouton de préhension.

On obtint ainsi un étui cylindrique. Plutôt que d’une pyxide, on a ainsi une boîte à onguent ou à parfum. C’est du moins une hypothèse.
L’intérêt vient de son décor : la partie supérieure est ajourée de deux rangs, d’un motif en forme de clochettes festonnées. Le corps présente, entre deux bandeaux, un motif de 63 millimètres de largeur, très finement gravé. Les sujets sont en relief, à peine perceptible, les fonds ayant été enlevés et probablement ensuite colorés. La scène gravée représente une chasse au lion en forêt : le lion dressé fait face à un chasseur qui lui présente un épieu sous la gorge ; un autre chasseur, à l’arrière, enfonce son épieu dans l’échine du lion, tandis qu’un chien attaque le fauve au ventre, Chacun des personnages porte une tunique courte nouée à la ceinture. Une bande d’étoffe passe sur les épaules, et chez le second chasseur, flotte sous les bras.

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